Un kit solaire au Sénégal se dimensionne à partir des appareils à alimenter et des heures d’autonomie attendues. Commencez par les usages indispensables : éclairage, téléphone, ordinateur ou réfrigérateur. Ensuite seulement, comparez panneaux, batterie et onduleur. Un nombre de panneaux annoncé sans bilan de consommation ne permet pas de juger un devis.
Voulez-vous économiser ou disposer d’un secours ?
Écrivez d’abord votre objectif. Souhaitez-vous produire une partie de l’énergie en journée, maintenir quelques équipements pendant une coupure ou alimenter un logement sans réseau ? Ces trois situations conduisent à des choix différents.
La présence de panneaux ne garantit pas, à elle seule, une alimentation pendant une panne du réseau. Il faut demander au professionnel comment le système fonctionne dans cette situation. Faites préciser quels circuits restent alimentés et quelles limites s’appliquent.
L’ANER présente les différentes applications de l’énergie solaire. Cette ressource aide à comprendre le contexte, mais un projet domestique exige une étude de votre consommation et des conditions sur place.
Comment préparer la liste des besoins ?
Pour chaque appareil, notez la quantité, la puissance électrique et les heures d’utilisation. Les principes de calcul d’un besoin photovoltaïque distinguent la puissance des appareils et l’énergie consommée dans la journée.
| Appareil | Information à relever |
|---|---|
| Lampes | Nombre, puissance et durée le soir |
| Téléphones et ordinateur | Chargeurs et durée de recharge |
| Réfrigérateur | Consommation et besoin de maintien du froid |
| Pompe ou autre moteur | Démarrage et usage quotidien |
Classez ensuite les usages en deux groupes : indispensables et reportables. Recharger un téléphone n’a pas le même degré d’urgence que faire fonctionner plusieurs appareils de confort en même temps. Cette distinction peut réduire le projet sans masquer vos besoins.
Pourquoi l’autonomie doit-elle être écrite ?
Demandez combien de temps les usages retenus peuvent fonctionner, dans quelles conditions et avec quelle capacité réellement utilisable. Une batterie annoncée en ampères-heures ne se compare pas correctement sans connaître sa tension et les limites d’utilisation.
Le professionnel doit intégrer les pertes, les conditions de fonctionnement et les contraintes du matériel. Vous n’avez pas besoin de refaire son étude, mais vous devez pouvoir comprendre l’hypothèse. « Toute la maison toute la nuit » n’est pas une description suffisante sans liste d’appareils.
Que doit contenir le devis ?
Exigez les références des panneaux, du convertisseur, des batteries et des protections prévues. Demandez également le détail de la pose, du câblage, de la fixation et de la maintenance. La garantie doit distinguer les composants et la main-d’œuvre.
Faites préciser l’emplacement, l’accès pour l’entretien et les éventuels travaux supplémentaires. L’état de la toiture, les ombres et les droits d’installation comptent, notamment en location ou dans un immeuble partagé. Ne confiez pas ces décisions à une simple photo envoyée au vendeur.
Comment comparer deux propositions ?
Donnez exactement la même liste de besoins aux installateurs. Comparez ensuite le service rendu, les protections, les garanties et les exclusions, puis le prix. Une proposition moins chère peut prévoir moins d’autonomie ou exclure une partie de la pose.
Demandez enfin les documents remis à la réception : références, schéma, consignes d’utilisation et contact d’assistance. Faites démontrer le fonctionnement normal et la conduite à tenir en cas d’alerte. L’installation et les modifications électriques relèvent d’un professionnel qualifié. Un bon devis permet de comprendre ce que le kit alimentera réellement, avant de verser un acompte.
Quel exemple de bilan apporter à l’installateur ?
Voici un cas de calcul, et non un kit recommandé : quatre lampes de 10 W pendant cinq heures représentent 200 Wh ; un ordinateur consommant en moyenne 50 W pendant quatre heures ajoute 200 Wh ; un routeur de 12 W pendant huit heures ajoute 96 Wh. Le besoin théorique atteint alors 496 Wh par jour.
Il faut encore intégrer les pertes, les pointes, les jours moins favorables et la réserve souhaitée. L’installateur doit justifier ces hypothèses. Ne convertissez pas directement 496 Wh en un nombre de panneaux sans considérer la production attendue et les conditions réelles du toit.
Pourquoi deux batteries de 100 Ah peuvent-elles être différentes ?
La tension compte. À titre nominal, 12 V × 100 Ah correspondent à 1 200 Wh, alors que 24 V × 100 Ah correspondent à 2 400 Wh. La quantité utilisable reste inférieure ou soumise aux limites précisées par le fabricant et à la gestion du système.
Demandez au vendeur la capacité nominale, la capacité utilisable et les conditions de garantie. Une autonomie annoncée sans puissance de charge associée ne permet pas de comparer deux batteries. Le vieillissement et les conditions d’installation doivent également entrer dans l’entretien prévu.
Quels équipements réserver au secours ?
Écrivez une liste courte et faites-la joindre au devis : éclairage de deux pièces, routeur, recharge des téléphones, puis éventuellement un appareil de froid après étude. Les appareils chauffants et les moteurs demandent une attention particulière à leur puissance et au démarrage.
À la réception, demandez une démonstration du passage en mode secours réalisée par le professionnel, ainsi que les consignes d’arrêt. Vérifiez les références installées contre celles du devis. Une installation ne se valide pas uniquement parce que les lampes s’allument pendant quelques minutes.
Quels guides consulter ensuite ?
Quelles sources consulter ?
Installation solaire à Malika, dans la région de Dakar. Photo documentaire, pas un devis de kit domestique. Photo : Fratelli dell’Uomo Onlus, Elena Pisano · Wikimedia Commons · CC BY 3.0. Redimensionnement et conversion JPEG.